Et bien, c’est mon retour sur la blogosphère après bien des mois de vacances. Maintenant, c’est la vie universitaire, c’est assez épuisant merci. Faut au moins trouver de quoi pour s’extérioriser.
Or cette fin de semaine, je me suis libéré de la vie d’universitaire minoritaire à Ottawa. Dans tout ce multiculturalisme, il y a un Québécois de souche qui se fond au paysage, mais au moins, il n’oublie pas qui il est. Toujours est-il que je suis allé cueillir des pommes dans le Québec profond et outre le fait que j’ai pu voir un coin de pays, ce fut aussi l’occasion de rencontrer une certaine correspondante d’un univers semblable au mien, Brossard.
Dès l’arrivée, je ne m’attends à rien de bien différent de l’an passé, donc bien du plaisir avec la belle-famille étendue et oxygénation des poumons. C’est alors que j’apprends que celle qui, depuis que je la connais, me promet des coups de pied au cul dès que je la verrai sera de la partie. Énorme point d’interrogation dans ma figure : Qu’est-ce qu’elle fout là? Suivi d’une excitation nouvelle à l’idée de la voir enfin pour me faire une vraie idée d’elle. Pour être très franc, je fus positivement surpris. Elle a encore plus le physique de me faire la peau en vrai que sur MSN. Et bien qu’après s’être dit les pires insultes lors de nos conversations, nous nous contentons de nous dire salut avec un léger sourire. Nous avons l’air à la fois un peu timide et intimidé. Mais la dynamite va sauter.
Même scénario durant le dîner. Nous demeurons très distants pour une raison X. C’est alors que tous embarquent dans le lançage du ballon de football et c’est là que nous allons fraterniser. La conversation entre deux lancers de ballon porte sur le multiculturalisme au Québec et connaissant l’avis très pro-immigrants de ma correspondante, je décoche une remarque provocante et humoristique qui nous dégêne tous les deux. Elle commence à m’insulter, à me frapper et à débattre avec férocité. Je la retrouve!
La journée continue et c’est alors qu’elle me met au défi de la faire tomber par terre. Personne ne lance de défi à Fox! Par contre, ça demeure une fille plus jeune que moi… qu’est-ce que je raconte, ce n’est pas une fille! C’est un démon placé sur terre pour me confronter perpétuellement. Je saisis une occasion propice pour la faire trébucher de main de maître en un quart de seconde. Elle tombe lourdement sur le sol et je crains de lui avoir fait mal, mais elle se met à rire comme une déchaînée. Ouf! En moitié gentleman, je l’aide à se relever. Son objectif de la journée devient alors clair : Me faire tomber par terre. C’est mal me connaître, elle ne réussira pas.
Nous passons des heures à chiâler et à nous donner des claques sur les épaules. À l’entendre parler et en la voyant gesticuler, j’ai l’impression de me voir en version féminine. Même tête de mule, même brutalité verbale et physique et même culot monstrueux, mais toujours cet amour inconditionnel pour le Québec. Mais comme je suis incapable de me supporter, c’est vous dire qu’il n’y a pas eu un instant de répit. Toujours est-il que les pareils se repoussent, ce doit être vrai, mais tout de même.
La journée se termine par un inside charmant avec un prêtre sur la philosophie, par un concours de lançage de pommes et par plusieurs tentatives ratées de sa part pour me faire trébucher. (Quoiqu’elle ait failli réussir une fois)Le tout fut ponctué d’accusations d’extrême-droitisme de sa part et de remarques peu subtiles à notre sujet de la part des autres. Le tout se finit par un câlin accompagné d’un radieux sourire et un regard clair signifiant : À la prochaine fois.
Et comme dirait l'autre: Et cette prochaine fois, elle pourrait venir plus rapidement qu'on le pense...
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2 commentaires:
héh... moi aussi je suis contente de t'avoir vu! Et je te comprends de pas être capable de te supporter! T'es vrm un homme insupportable!
Va en enfer mon chéri!
Mía
Pourquoi moi, quand je chiale, tu ne m'aimes pas autant?
Il faudrait que je chiale politiquement...
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